Retour page d'accueil

Fondation Calouste Gulbenkian : Délégation en France

ConférencesTout se transforme







Enrico Letta et Pascal Lamy

Conférence

L'identité européenne dans la mondialisation

1er mars 2017 de 14h à 17h

Alors que les Européens sont unis par un modèle de développement cherchant à concilier efficacité économique, cohésion sociale et protection de l'environnement, dans un cadre démocratique, comment peut-on consolider la construction européenne en affirmant notre identité commune?

Programme de la conférence :

14h00 > 14h15 - Introduction

Guilherme d'OLIVEIRA MARTINS, membre du Conseil d'Administration de la Fondation Calouste Gulbenkian

14h15 > 16h30 - L'identité européenne dans la Mondialisation

Audrey AZOULAY*, Ministre de la Culture de la France
Pascal LAMY, President Emeritus de l'Institut Jacques Delors
Margarida MARQUES, Secrétaire d'État aux Affaires européennes du Portugal
Viriato SOROMENHO MARQUES, Professeur à l'université de Lisbonne

Débat animé par Aziliz GOUEZ, Responsable des discours du Président Irlandais

16h30 > 17h00 - Conclusion
Enrico LETTA, Président de l'Institut Jacques Delors


Inscription obligatoire au 01 53 85 93 93 ou en cliquant ici

En partenariat avec Notre Europe - Institut Jacques Delors

Jürgen Kocka

Conférence

Paradoxes du capitalisme. Une vision à long-terme

1er mars 2017 à 19h

Avec traduction simultanée allemand-français

Depuis l'époque médiévale jusqu'à aujourd'hui, l'Europe n'a pas seulement été le continent du capitalisme, mais aussi le continent du kapitalismuskritik (critique du capitalisme). Au cours des siècles, la montée et finalement la victoire du capitalisme ont été accompagnées de mentalités, morales et disputes anticapitalistes parmi les intellectuels, dans l'opinion publique et dans les principaux groupes sociaux, plus en Europe que n'importe où ailleurs. Jürgen Kocka discutera la relation dialectique entre l'avancée réelle du capitalisme et les visions du capitalisme sceptiques, sinon hostiles, dans le passé et le présent. Comment les discours et les imaginations ont-ils influencés le profil du capitalisme en tant que processus, et vice versa ?

Historien allemand, Jürgen Kocka est membre permanent de l'université Humboldt de Berlin et ancien président du WZB Berlin Social Science Center. Il a reçu en 2011 le Prix Holberg, l'une des récompenses les plus prestigieuses du monde universitaire.

Inscription obligatoire au 01 53 85 93 93 ou en cliquant ici

Maurizio Ferraris

Conférence

Une raison pratique pour le web

7 mars 2017 à 19h


La technique n'est pas l'aliénation d'une humanité par ailleurs parfaite. Elle est la révélation d'une humanité hautement imparfaite, d'un singe non seulement nu, mais aussi imbécile au sens étymologique : in-baculum, dépourvu de bâton, et qui a nécessairement besoin d'un prolongement de la main, d'un supplément technique, et en ce sens le bâton absolu de nos jours s'appelle « smartphone ». Ce bâton agit de plusieurs façons, et d'abord par responsabilisation : tu as reçu mon message, je sais que tu l'as reçu (surtout si tu utilises whatsapp), tout est enregistré, il faut que tu me réponds, autrement c'est comme si tu détournais ton regard du visage de l'autre. Est-ce la faute du web ? Non. Le web n'a jamais fait des promesses, ce sont les humains qui se sont fait des illusions. Et on ne badine pas avec le web, autant qu'on ne badine pas avec le feu ou avec les automobiles. Seulement, avec le feu et avec les automobiles on a plus d'expérience, on a créé les pompiers et le code automobile. Rien de cela, ou très peu pour le web, à présent. Et c'est bien ce qu'il faudrait créer avec urgence : une raison pratique pour le web.

Maurizio Ferraris est professeur de Philosophie à l'université de Turin, où il dirige le Laboratoire d'Ontologie. Il est par ailleurs membre associé du Collège d'études mondiales/Fondation Maison des sciences de l'homme et chroniqueur dans la presse italienne, notamment dans le quotidien La Repubblica.

En partenariat avec le Collège d'études mondiales - Fondation Maison des sciences de l'homme

Inscription obligatoire au 01 53 85 93 93 ou en cliquant ici

Trinh T. Minh-ha

Conférence


Conférences et projections


8 mars, 18h
Conférence animée par Trinh T. Minh-ha suivie d'une projection du film Surname Viet Given Name Nam (108 min, 1989, en anglais). La conférence portera sur les féminismes des Suds, sur les liens entre féminismes et décolonisation, sur la mémoire et l'écriture de l'histoire des "oublié-e-s" à la fois dans ses productions littéraires et cinématographiques.
Réservation obligatoire au 01 53 85 93 93 ou en cliquant ici


11 mars, 15h30

Projection du film Forgetting Vietnam (90 min, 2015, vostfr) suivie d'un débat animé par Trinh T. Minh-ha sur le Vietnam et la condition actuelle des femmes.
Réservation obligatoire au 01 53 85 93 93 ou en cliquant ici


Née au Vietnam, réalisatrice, écrivain, théoricienne du féminisme, artiste et professeure aux départements de « Gender and Women's Studies » et « Rhetoric » à l'université de Berkeley, Trinh T. Minh-ha est connue internationalement pour ses films, ses installations artistiques et ses écrits.
Lauréate de nombreux prix pour son travail, les films de Trinh T. Minh-ha ont fait l'objet de plusieurs rétrospectives à travers le monde. Son livre Women, Native, Other : Writing Postcoloniality and Feminism (1989) est désormais un classique de la littérature féministe décoloniale, enseigné dans les universités.

Ces conférences et projections ont lieu dans le cadre d'une rétrospective des films de Trinh T. Minh-ha organisée par le Collège d'études mondiales - Fondation Maison des sciences de l'homme, à l'occasion de la résidence de la réalisatrice à Paris. La chaire "Global South(s) de Françoise Vergès au Collège d'études mondiales est à l'origine de cette invitation. Elle étudie la colonialité du pouvoir et les différentes formes de colonisation. Cette invitation prolonge d'action de la Chaire dans la valorisation des pratiques visuelles qui interrogent des formes hégémoniques de narration et de visualisation. 

Programme complet sur http://www.fmsh.fr/fr/recherche/28111

Sandra Terdjman et Grégory Castéra

Conférence

Fabriquer des institutions

15 mars 2017 à 19h

L'art et la culture sont perçus comme des moteurs de progrès social, pourtant les artistes sont trop souvent tenus à l'écart des politiques de développement. Il y aurait d'un côté l'art des musées, des festivals et des biennales, et de l'autre la philanthropie des fondations et des ONG. À la croisée de ces deux « mondes », Grégory Castéra et Sandra Terdjman élaborent les principes de Council. Fondé en 2013, Council est une institution qui réunit un laboratoire de recherches pluridisciplinaires, des productions d'oeuvres et une bourse pour l'art et l'initiative sociale. Par ces programmes, Council souhaite agir sur le long terme et faire évoluer la représentation politique de notre société.

Sandra Terdjman est commissaire d'exposition et co-fondatrice de Kadist, une organisation pour l'art contemporain située à Paris et à San Francisco dont elle dirige la programmation de 2006 à 2012.
Grégory Castéra est commissaire d'exposition. Il a notamment dirigé les Laboratoires d'Aubervilliers de 2009 à 2013 et été co-auteur de l'Encyclopédie de la parole de 2007 à 2014.

Cycle "Des oeuvres-enquêtes" organisé par Franck Leibovici

Inscription obligatoire au 01 53 85 93 93 ou en cliquant ici

Rui Chafes

Conférence

L'ombre du vide

28 mars 2017 à 19h / rencontre


© Rui Chafes
 

Cette rencontre sera la première d'un cycle invitant des artistes choisis pour la singularité de leur travail dans le contexte de la production artistique contemporaine. Rui Chafes, sculpteur, a aussi consacré une partie de son activité à l'écriture et à la réflexion sur le lieu et l'existence de l'artiste dans le monde. « L'art est toujours un langage du Vide. Le Vide peut être, en même temps, l'enfer le plus stérile et l'unique lieu possible où nous pourrions déposer une forme, une couleur, un mot, un son, un peu plus » (Rui Chafes, 2016).

Rui Chafes a suivi le cours d'architecture à la Faculté des Beaux-Arts de Lisbonne entre 1984 et 1989, avant d'étudier de 1990 à 1992 à la Kunstakademie de Dusseldorf avec Gerhard Merz, où il a traduit de l'allemand vers le portugais les Fragments de Novalis. Son travail est présent dans plusieurs collections institutionnelles portugaises et internationales. En 1995, il a représenté le Portugal (avec José Pedro Croft et Pedro Cabrita Reis) à la 46e Biennale de Venise et, en 2004, à la 26e Biennale de São Paulo. À l'étranger, il a fait l'objet d'expositions individuelles, dans des institutions telles que le S.M.A.K (Gand, Belgique), le Musée Folkwang (Essen, Allemagne), l'Esbjerg Kunstmuseum (Danemark), la Fondation Volume ! (Rome, Italie), la Fondation Eva Klabin (Rio de Janeiro, Brésil), la Fondation Luis Seoane (A Coruña, Espagne), le Musée Hara avec Pedro Costa (Tokyo, Japon) et le Musée d'Art Moderne (Rio de Janeiro, Brésil). Il a reçu en 2004 le Prix de Sculpture Robert-Jacobsen, en Allemagne, et, en 2015, le Prix Pessoa au Portugal. Certaines de ses sculptures sont installées dans des espaces publics permanents, villes, parcs et églises.

Cycle "Artistes invités" organisé par Helena de Freitas

Inscription obligatoire au 01 53 85 93 93 ou en cliquant ici

Ann Laura Stoler

Conférence

Concept-work : durabilités coloniales au présent

30 mars 2017 à 19h

Les mots et les images liés aux situations (anti- et post-)coloniales invitent au croisement des regards et nécessitent des histoires partagées dont les modalités de conception et de restitution sont à inventer. À travers une série de rencontres régulières, réunissant des intervenants multiples (chercheurs, artistes, institutions, etc.), travaillant sur différents espaces géopolitiques, dont certains souvent oubliés, nous souhaitons concevoir un atlas des mots et des images des colonisations. Fondé sur le montage de textes, d'images et de sons, cet atlas est à entendre comme un outil épistémique capable de vérifier, confronter et mettre en relation des points de vue, des concepts et des savoirs et, ainsi de produire et de générer des interrogations et connaissances nouvelles. Dans ce cadre, chaque séance de ces rencontres constitue l'esquisse des multiples feuillets d'un atlas dont les formes matérielles seront aussi multiples (site internet; publication).

Cycle "Atlas des mots et des images" organisé par Maria-Benedita Basto et Teresa Castro

Inscription obligatoire au 01 53 85 93 93 ou en cliquant ici