NOUVEAUTÉS
Quelques acquisitions de la Bibliothèque



La Mer Rouge, l’Abyssinie et l’Arabie depuis l’Antiquité : essai d’histoire et de géographie historique par Albert Kammerer, publié au Caire par la Société royale de géographie d’Égypte.
L'ouvrage comporte 2 tomes en 2 volumes chacun. Le premier tome s’intitule « Les Pays de la Mer Érythrée jusqu’à la fin du Moyen-Âge » publié en 1929. Le deuxième tome s’intitule « Les Guerres du poivre, les Portugais dans l’Océan Indien et la Mer Rouge au XVIe siècle, histoire de la cartographie orientale », publié en 1935.
Un 3e tome en 3 volumes intitulé « La Mer Rouge, l’Abyssinie et l’Arabie aux XVIe et XVIIe siècles et la cartographie des portulans du monde oriental » complète les deux premiers. Les 3 volumes de ce tome s’intitulent respectivement « Abyssins et Portugais devant l’Islam », publié en 1947 ; « Abyssins et Portugais devant l’Islam » (suite). « Les Jésuites portugais et l’éphémère triomphe du catholicisme en Abyssinie (1603-1632) », publié en 1949 ; « La Cartographie du monde oriental, Mer Rouge, Océan Indien et Extrême-Orient jusqu’au XVIIIe siècle. Cartographes portugais et français », publié en 1952 .
Cette collection exceptionnelle illustrée de 500 planches fera le bonheur des chercheurs.


The Hereford Map, traduction et commentaire des légendes par Scott Westrem, publié en 2001 par Brepols.
Carte du monde conçue en Angleterre par Richard de Haldingham à la fin du XIIIe siècle, qui présente une description du monde très riche avec à peu près 1100 légendes en latin (à l’intérieur de la carte) et en anglo-normand (à l’extérieur de la carte). La carte a été exécutée d’abord à Lincoln et ensuite à Hereford, nom par lequel elle est actuellement connue. Le premier registre de la carte à la bibliothèque d’Hereford est daté du XVIIe siècle. Des spécialistes considèrent que la carte a du être exposée dans la cathédrale, à côté du tombeau de Saint Thomas de Cantilupe, et attirait par sa renommée de nombreux pèlerins. En 1770, le triptyque qui composait la carte existait encore et a été dessinée par John Carter. Le caractère pédagogique de cette carte est évident, les illustrations étant utilisées dans la chrétienté du moyen âge, surtout à partir de Grégoire le Grand, comme source d’informations sur les vérités de la Bible et de la foi. L’usage des inscriptions en anglo-normand, extérieures à la carte indique qu’elles étaient destinées à un public plus vaste que celui des clercs qui connaissaient le latin. La carte est conçue en forme circulaire et fait partie d’un ensemble de format pentagonal. En outre, dans la carte, il y a trois illustrations principales, une scène du jugement dernier, une autre de l’empereur romain et trois savants et une troisième d’un homme à cheval suivi par un lévrier. Les figures qui composent les ensembles iconographiques de la carte ont été dessinées, selon certains spécialistes, par plusieurs artistes et en périodes différentes. D’abord ont été dessinés les animaux , les êtres humains et d’autres éléments symboliques, ensuite les fleuves, les montagnes, les villes et les ensembles décoratifs comme le colosse de Rhodes ou le labyrinthe de Crète. En revanche les légendes semblent être écrites par la même personne, à l’exception des lettres en bordure en haut de la carte. Phénomène rare dans la cartographie médiévale, nous connaissons l’auteur de la carte, Richard de Haldingham et Lafford. En bas et à gauche de la carte voici l’oraison : À tous ceux qui prennent cette histoire ou l’écoutent, lisent ou la regardent, priez Dieu dans sa divinité, afin qu’Il ait pitié de Richard de Haldingham et Lafford, qui a conçu et exécuté cette carte pour que sa joie au Paradis soit acquise..
Scott Westrem traduit et analyse chaque légende.

Des Açores à la Nouvelle Zélande de Patrick Maselis, édité en Belgique par Roularta books en 2005.
Un livre sur l’histoire postale belge écrit par un auteur passionné de philatélie. Par le biais de l’histoire postal, l’auteur aborde l’histoire de la colonisation des Açores, des Canaries, du Brésil, du Congo parmi d’autres. Ouvrage documenté et richement illustré.

Atlas Maior de Joan Blaeu, introduction et textes de Peter Van der Krogt, publié par Taschen en 2005.
L’atlas original publié en 1665 en latin est l’œuvre de Joan Blaeu, éminent cartographe hollandais. La Taschen réédite cet atlas mondial devenu très rare d’après l’exemplaire de la Bibliothèque Nationale d’Autriche à Vienne. Les textes de Peter Van der Krogt enrichissent l’ouvrage de commentaires sur le contexte historique et culturel de l’époque.

Fra Mauro’s world map, accompagné d’un CD, traduction et commentaire de Piero Falchetta, introduction de Marino Zorzi, édité en 2006 par les éditions Brepols.
Cet ouvrage de cartographie médiévale, a été composé entre 1457 et 1459 par frère Mauro de la congrégation camaldule dans le couvent Saint Michel de Murano. Conservé jusqu’au XIXe siècle dans ce couvent, le planisphère se trouve actuellement à la Biblioteca Nazionale Marciana de Venize. L’exemplaire d’Alcobaça a disparu. Il avait été commandé par Alphonse V du Portugal, frère Mauro en aurait composé deux exemplaires. Il s’agit d’un des plus importants documents cartographiques médiévaux rendu plus lisible grâce aux commentaires de Piero Falcheta. Le CD permet de visualiser la carte.

Atlas historique du golfe persique : XVIe -XVIIIe siècles, édition scientifique de Dejanirah Couto, Jean-Louis Bacqué-Grammont et Mahmoud Taleghani, coordination de Zoltán Biedermann, publié en 2006 par Brepols.
Ce livre est le fruit d’un projet scientifique entre l’École Pratique des Hautes Études et l’Université de Téhéran. Ce projet fait appel à des chercheurs iraniens, français, portugais, allemands, et américains. Ce volume comporte une étude historique de la cartographie ainsi que la reproduction de cartes historiques du Golfe Persique du XVIe à la première moitié du XVIIIe siècle. Les spécialistes disposent dorénavant d’un précieux outil de travail bilingue, français-anglais.

Tesouros do artesanato português, Lisboa, Verbo, 2003
Œuvre en trois volumes profusément illustrée par le photographe Nuno Calvet. L’auteur des textes, Teresa Perdigão est anthropologue et cible ses recherches sur les coutumes et les traditions du Portugal et de l’Europe. Le 1er volume consacré au bois, aux fibres végétales et matériaux semblables, démontre l’importance de l’hérédité de la profession, la transmission des connaissances à travers les générations, comme par exemple en ce qui concerne les artisans des instruments de musique et des objets en osier. Le 2e volume, consacré aux tissus, nous décrit avec minutie leur fabrication, les métiers de tissage où des femmes humbles s’appliquent avec goût et ténacité, produisant des merveilles de notre artisanat : tapis, couvertures le lit, nappes brodées. Enfin, pour le 3e,sur la céramique et la faïence, l’auteur a sélectionné tous les endroits où des artisans travaillent de façon continue et permanente, en présentant d’abord les pièces en glaise rouge et noire et ensuite l’art de modeler. La parution d’une nouvelle génération d’artisans permet avec moins d’efforts de produire plus de pièces pour plus d’usages.
Selon Tomaz Ribas, illustre ethnologue portugais décédé en 1999, auteur de ce beau volume, Portugal est un des pays européens où la profusion et la variété des costumes populaires est parmi les plus riches, car malgré l’exiguïté du territoire, notre pays présente des régions géographiques, culturelles et économiques très variées , ainsi qu’une population et culture de moult horizons, résultat d’un complexe métissage ethnique et d’une également riche acculturation. Le costume régional est l’expression du compromis populaire de la communauté, contrairement à la mode, ennemie de la tradition.

Timor: 1250-2005. 750 ans de cartographie et de voyages de Frédéric Durand
Auteur de plusieurs ouvrages sur l’Asie, le monde malais et l’Indonésie, ce titre est le troisième que Frédéric Durand publie sur Timor.
Alors que les archives les plus anciennes ont été largement détruites, les cartes, dessins, gravures et témoignages des voyageurs des siècles passés permettent de retracer les contours d’une histoire que l’on aurait pu croire perdue. A la fin du XXe siècle, la propre résistance est-timoraise a été amenée à réaliser des cartes pour défendre son territoire, certaines ayant été dessinées par Xanana Gusmão, lui-même. Ce livre dévide le fil du temps, des mythes fondateurs aux contacts de plus en plus nombreux et fréquents avec le monde extérieur, qui ont entraîné conflits et ruptures historiques. Abondamment illustré de 300 cartes, dessins, gravures et photos, cet ouvrage s’appuie sur de nombreux récits et documents méconnus et inédits. Ils représentent autant d’invitations au voyage, à un voyage immobile où le mouvement apparent est constitué par les explorations et les pérégrinations dans cette île que les légendes autochtones présentent comme le corps d’un vieux crocodile…

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